Les Formidables Aventures de Michael

22 avril 2005

Ninjas Pirates 4

episode4

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20 mars 2005

De temps en temps, je suis occupé

Pas de postpendant une semaine, je sais, c'est mal.

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11 mars 2005

Pas de commentaires pas de post

Mis à part un expatrié-en-Angleterre-qui-ose-jouer-en-public-du-Eiffel (je ne citerai pas de nom pour que la honte ne retombe pas sur ses proches; Eiffel, mon dieu!), je n'ai pas de feed back concernant les nouvelles Aventures (bouhouhou).

Je serai heureux (enfin, je passerai de l'état maussade à maussade plus) si quelqu'un pouvait me renvoyer par mail les "Aventures...en Belgique".

C'est tout pour aujourd'hui: j'ai un paquet d'articles à relire/valider, au travail: des articles pour le magazine, pour le site, dans les tiroirs, dans le sac, dans l'imprimante, sur le disque dur, dans les étagères, dans les placards, dans les toilettes...plein! partout! Arg!

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10 mars 2005

Pas toujours les mêmes

Samedi, grâce à quelques contacts, j'ai pû prolonger mon visa périmé. Encore plus fort: je devrais obtenir ma carte de séjour vendredi ou lundi.
Si ça se trouve, à partir de maintenant, tout va aller de mieux en mieux dans ma vie (travail, maison, amour) et je n'aurais plus rien à écrire (bouffée d'optimisme fou...ah non, ce sont les vapeurs de White Spirit -je viens de vernir la table-).

Heureusement, il y a de par le monde des âmes charitables - et suicidaires -, prêtes à reprendre le flambeau de la malchance, en s'occasionnant au passage des brulures au 2ème degré.
Alors Oyez! Oyez! L'histoire de l'ami-de-Brett.

Alors voilà, Brett a un petit amie.
Il est beau et son prénom... c'est Bonnie
A eux deux ils forment le gang....arg! C'est n'importe quoi: Et vous qui me laisser faire sans m'arrêter!

Reprenons. Brett est un américain qui relit et corrige les traductions pour le magazine.
Sa femme (et ses amis) travaillent au sein d'une école/association/agence de renseignement dépendant directement de l'Ambassade des Etats Unis au Togo.
Parmi, ses amis professeurs d'anglais, il y a un Black américain, Whashington.

Maintenant, plantons le décor: le président de la République, Eyadéma vient de mourir.
L'armée vient de placer à la tête du pays un des fils du feu Eyadema; ce qui poussent les opposants à crier au scandale.
Dans un quartier populaire de Lomé, les jeunes (désoeuvrés et casseurs à mi temps) sont bien décidés à manifester/clamer leur haine du pouvoir/de la France/des Méchants et à en découdre avec les militaires; militaires qui les attendent de pied ferme.

Alors que la majorité des étrangers éviteraient le dit quartier populaire, Washington va y faire un p'tit tour en voiture (sans aucune raison apparente). Il se fait arrété par des militaires, légèrement à cran, après avoir reçu injures et pavés lors de la manifestation « pacifiste » (dixit la radio RFI) .
En joyeux troublion, il n'a AUCUN papier sur lui; et il ne parle pas Français.
Mieux: il est défoncé et les militaires retrouvent un sachet d'herbe dans sa voiture (la consommation/trafic de drogue a toujours été sévèrement réprimé au Togo).

Tout d'abord, les militaires ne sont pas convaincus de la nationalité de Washington: un noir parlant Anglais, possédant de la drogue et se prétendant Américain, il peut s'agir d'un trafiquant Ghanéen...ou pire d'un sympathisant de l'opposition togolaise.
Par chance, ils finissent par accepter le fait que Washington soit bel et bien américain.

Moi, à la place de Washington, j'aurais téléphoné à mes amis et/où à l'Ambassade pour demander assistance et Protection. Mais Whashington est, disons le, stupide: il a une autre idée en tête; celle faire une virée avec les militaires.
Il leur demande simplement si, avant d'aller en garde à vue, il peut monter avec eux, à bord de leur fourgonnette-mitrailleuse, voir les manifestants se faire tabassés par les forces de l'ordre...et ils acceptent!

La joyeuse bande va observer les affrontements. Soudain, un panache de fumée noire s'élève dans le ciel: près de l'aéroport, les établissements Gomina (meches et perruques artificielles) brulent! Et voilà, la 7eme compagnie en route pour assister au spectacle affligeant (je l'e verrai moi-même un peu plus tard) qu'offrent les pompiers de Lomé: venus avec leurs beaux camions rouges, ils regardent le feu dévorer les batiments sans rien faire: ils n'ont pas d'eau dans leurs camions! (pas d'argent pour réparer les pompes/lances).

Finalement, les militaires conduisent Washington à la prison mais pas EN prison: il est étranger alors ils hésitent à le mettre dans la cage (c'est le terme) avec les voleurs/meurtriers africains. Washington prend place sur le banc où se reposent habituellement les geoliers, regarde la télé, discute, voire sort du batiment (mais sans s'éloigner) fumer une cigarette.

Pendant ce temps, les élèves de Washington, ces collègues et ces amis ne savent pas où il est.
Finalement, une fois localisé, Washington recoit la visite de ses amis qui lui amènent de quoi manger/se vétir/etc... pendant une semaine, il va rester là.

Puis le jour du procès arrive (ce qui est déjà positif car ici, il y a quantité de gens emprisonnés depuis des mois et des années en attente d'un procès équitable ou non). L'ambassade américaine veut bien payer les amendes/caution mais ne veut en aucne manière être impliquée officiellement...c'est donc Brett qui sert d'intermédiaire.

Le juge prononce sa sentence: 3 mois de prison et 200 000 frs cfa (je ne me rappelle plus du montant exact de l'amende). L'avocat a tout prévu: il a passé la journée de la veille à apprendre à Washington ces mots simples « s'il vous plait. monsieur S'il vous plait ». Un coup de coude bien placé, et Washington entame sa litanie « s'il vous plait. monsieur S'il vous plait. Monsieur ».
Le juge cède: contre le paiement immédiat de l'amende, Washington est libre.

L'ambassade américaine le récupère et lui fait quitter le pays le soir même (en laissant toutes ses affaires au Togo).
Plus tard, Brett m'apprend que Washington est un fils à papa: sa famille pour l'aider à surmonter le traumatisme de cette terrible épreuve lui a payé un voyage dans les Bermudes, histoire qu'il se détende un peu.

Cette histoire vous paraît incroyable? Ou Fausse?
Fausse, elle l'est en partie: le Black ne s'appelle pas Washington (j'ignore son nom)...
Pour le reste, bienvenue en Afrique où le meilleur comme le pire (et surtout le pire) peuvent arriver.

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Les Amis de Maya L'Abeille ne sont pas mes amis

Il y a quelques inconvénients à posséder un (mini) jardin en Afrique: parmi ceux ci, les bestioles.

Je ne parle pas des gentils oiseaux qui font Cui Cui, Piou Piou ou Hurg Hurg (les spécimens enroués) ni des crapaux (hallucinogènes ou non) ni même des souris/rats/musaraignes/trucs avec des moustaches-et-qui-couinent...je veux parler des Amis de Maya l'Abeille.

Par exemple, en rentrant ce soir, j'ai la désagréable surprise de découvrir que Nadège a laissé une fenètre du salon ouverte ET laissé une des lampes murales allumée. Or (Plomb/Cuivre) il a plu cette nuit: des esquadrilles entières de fourmis volantes sont sorties de leurs bunkers pour conquérir le monde (sous le prétexte facécieux de sauver le dit monde des méchants coleoptères, qui posséderaient des armes de destruction massive).

Bref, tout autour de la lampe murale, une cinquantaine (pas moins!) de fourmis volantes.
Voyons le côté positif: ça égaille les murs jaune sale du salon.
Je récupère une araignée au plafond (oui, j'ai une araignée au plafond) pour qu'elle « acceuille » les nouvelles venues...Peine perdue, l'araignée devait être à la diete car à peine sa deuxième fourmi capturée, elle disparait derrière le rideau (pour cacher sa honte, sans doute).

Relativisons le problème: les fourmis volantes ne sont en rien comparables aux autres « habitants » de la maison.

La première nuit que je passe dans la maison est particulièrement pénible: un grillon a élu domicile dans un trou, dans le cadre de la porte de ma chambre...impossible de le faire sortir de sa cachette...alors, pour le faire taire, j'essaye de calmement le raisonner:
    "BORDEL! IL EST 2H DU MAT'! J'AI BESOIN DE DORMIR!
     - CriCri?
     - Non, il y a pas de Cricri qui tienne...DODO!
     - Cri."

Evidemment, à peine je m'éloigne de la porte, que le grillon reprend sa chanson.
Je prends ça avec philosophie et me préscris un très léger sédatif à base de Rhum Saint James (je continue malgré tout à entendre la sale bète).

Le lendemain matin, je décide de faire le tour des cadres de portes: des trous, des petits trous, des petits trous partout. J'insère un stylo dans un des trous, le ressors: une fourmi de belle taille s'y est accrochée. A l'aide du stylo, je triture le trou: des dizaines de fourmis de belle taille, « étranges » et paniquées en sortent. Une minute...ce ne sont pas des fourmis mais des termites.

La maison a été construite en parpaings napés de béton chaud mais, d'une part, les termites osnt capables de dissoudre les matériaux de construction modernes, et d'autre part, je crains pour les portes/armoires/meubles.
J'essaye de me souvenir de quelque chose d'important que Francois m'a appris...

« Alors, Michaël, tu mets d'abord le Pastis puis l'eau et enfin les glacons...si tu mets les galcons avant l'eau, tu auras beaucoup de mal à faire des dosages convenables...et ça créera des petits cristaux dans le Pastis»

Non, pas ça; l'autre truc important:
« Mets du sel sur les lieux de passage des termites: elles vont fuir ».

Cette méthode me semble, même à moi, étrange mais pourquoi pas? Elle marche bien avec les tigres? Oui, les trucs avec des rayures et des moustaches et qui font de la pub' pour les Frostries de Keylogs.
Vous ne croyez pas au pouvoir répulsif du sel sur les tigres? Et bien, essayez: jettez une poignée de sel devant vos portes et fenètres...je suis prêt à parier 1000 balles que JAMAIS un tigre ne rentrera chez vous.

Revenons à nos moutons... à nos termites. Je ne sais pas si elles réagissent à la composition du sol/bois ou bien craignent la proximité de la mer (eau salée/sel?) mais ça marche. Yeap!

Michael: 1 - Fan Club de Maya: 0.

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09 mars 2005

Si seulement, je pouvais lui ressembler...

I would rather be ashes than dust!
I would rather that my spark should burn out in a brilliant blaze than it should be stifled by dry-rot.
I would rather be a superb meteor, every atom of me in magnificent glow, than a sleepy and permanent planet.
The proper function of man is to live, not exist.
I shall not waste my days in trying to prolong them, I shall use my time.

Jack London 1876-1916

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Ca devait bien arriver un jour (ou une nuit)...

Lu dans un vieux numéro du « Journal de Mickey », récupéré (d'où je ne sais où) par le gardien, la pire nouvelle de la semaine (relativisons, nous ne sommes que Mardi): Bambi 2 verra le jour en 2006. Je lis l'article:

« Oui, on te le dit (au passage, de quel droit les journalistes de Mickey me tutoient?); on te le dit: la suite de « Bambi » sortira sur grand écran en février 2006. On y apprendra comment Bambi a été élevé par son père, le grand Prince de la forêt. »

Première reflexion: le « grand Prince de la forêt », il était où quand Bambi est né? Quand Bambi et sa mère avaient bseoin de son aide/protection (en particulier lors de la traque menée par les chasseurs; traque qui se solde par la mort de la môman de Bambi -traumatissant ainsi des millions d'enfants-)?

Deuxième reflexion: « grand Prince de la forêt » d'accord...mais qui est le roi? Le grand-père de Bambi? Ou bien le grand prince de la forêt lutte t il contre le petit roi de la montagne? Par ailleurs, en 2006, les studios Walt Disney ne pourraient ils pas introduire un peu de modernité politique dans leurs créations? Une monarchie constitutionnelle avec représentation à la proportionnelle des animaux par exemple.

Troisième reflexion: comment va être traité le sujet des relations père-fils?
Le conflit des générations; la transmission du pouvoir, façon Starwars?
Genre: « Bambi, écoute ton coeur...oui, je suis ton père!!!! Rejoins le côté obscur de la forêt! ».
Ou bien, Bambi 2 sera traité comme un mélo familial: un père célibataire essaye, après des années d'absence, de se rapprocher de son fils; fils qui a tourné au contact d'un gang de lapins accros à la résine de canab...de sapin (le terrible gang de Fat PanPan, le caid de la clairière).

Le fond, c'est une chose mais la Forme ?

Pourquoi ne pas dépoussiérez le dessin animé à Papa Disney?
Bambi filmé/dessiné en bullet Time, façon Matrix, en train de se pêter la gueule pour la 45e fois sur une mare gelée...
Ou les destins croisés de PanPan, Bambi et Fleur déssinés en temps réel, à la « 24h » (avec chrono, écrans splités, « caméra » nerveuse).

Et des Voix célèbres? Pas mauvaise, l'idée des Voix Célèbres.
Je verrai: Depardieu/un ours, Alain Chabat/Le méchant (il en faut un dans tout Walt Disney qui se respecte), Jamel Debbouze/PanPan, le doubleur attitré de Sean Connery/Grand Prince de la forêt...et la Star Academy XX (animaux divers et variés).

Mieux: des personnages issus des autres Walt Disney en guise de Guest Stars: Rox & Rouky, Baloo, le Roi lion (en visite officielle au près du Grand Prince de la Forêt), Merlin, métamorphosé en hibou pour prodiguer des conseils à Bambi, Poccahantas et Mary Poppins (Doublées par Barbara Streinsand et Céline Dion, pour la chanson/thème de Bambi 2).

En Bonus (pour le DVD), un bétisier à la Toy Story, le rap intéractif de PanPan, la scène chaude entre Fleur et Bambi (coupée au montage) et la bande annonce de « Bambi 3: Bambi fait du Ski ».

Un Grand Walt Disney, nous attend en 2006!
...Mouais. Je devrais peut-être me trouver une vraie activité/vie sociale, au lieu de concevoir des scénarios catastrophe à partir d'articles de 3 lignes parus dans un journal pour enfants.


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08 mars 2005

Interlude

Je viens de relire le chapitre précédent. Il est mal écrit, voire carrement mauvais. Heureusement que l'emploi maladroit de la Langue française n'est pas un crime, sinon il y a belle lurètte que j'aurais été condamné à mort et...

Ding Dong

Quelqu'un sonne au portail à cette heure?

Toc Toc

On frappe à la porte. J'ouvre. Face à moi, une grande rousse et un nabot, tous les deux de noirs vetus:
    - Monsieur Regnault?, demande la femme.
    - Euh oui...Comment vous êtes entrés?
    - C'est lui. A vous de jouer, mon ami.

Le nabot vient de me tirer une flechette dans la cuisse. Je tombe. Foudroyé. Les deux acolytes me trainent jusqu'au canapé. Puis prennent place dans les fauteuils.

    - Ne vous inquiétez pas, Monsieur Regnault. Vous retrouvez l'usage de vos membres supérieurs et inférieurs d'ici une vingtaine de minutes, m'explique l'intruse.
    - Qui êtes vous?

    - Inspectrice La Rousse et Brigadier Robert, plus connu -et craint- sous le surnom du « Petit Robert ». Nous faisons partie de la Section d'intervention rapide de La Langue Française.
    - Les faits qui vous sont reprochés, sont très graves, Monsieur Regnault.

Le dénommé Petit Robert sort de sa veste un petit carnet de cuir, l'ouvre et lit:
    - Mépris absolu de la syntaxe et de la ponctutation, non respect de la structure narative, utilisation abusive du temps présent...
    - Euh...c'est pour rendre plus « vivant » le texte.
    - ...orthographe approximatif, connaissance de la conjugaison insuffisante...
    - Ecoutez, je n'ai rien fait de grave!
    - Rien de « grave »?! Vous risquez la suspension de votre permis d'écrire.
    - C'était...c'était la première et dernière fois, ça ne se reproduira plus.
    - Vous mentez.

C'est La Rousse qui vient de parler. Elle sort de sa veste un morceau de papier qu'elle déplie soigneusement. On peut lire: « Bulletin Scolaire de Michael Regnault, 6eme D, collège Saint Francois de Sales Mon sang se glace.
    - Vous reconnaissez ce bulletin scolaire, monsieur Regnault?
    - Euh...
    - Je lis: « élève étourdi. Ne met jamais les accents. S'est endormi lors de la leçon portant sur le passé simple »...et c'est signé, Monsieur David, professeur de français.
    - Pitié, j'étais jeune. J'étais un chien fou. Je veillais jusqu'à 22h, parfois même jusqu'à 22h15. J'étais accro aux tortues ninjas...je...
   - Suffit, m'interrompt « le petit Robert ». Et dire que vous donner des leçons d'écriture à vos employés alors que vous êtes incapable vous mêmes d'introduire correctement un dialogue dans un récit. Je ne peux souffrir les petits « rigolos alcooliques » comme vous. Oui, Monsieur Regnault. Nous savons que, régulièrement, vous écrivez sous l'emprise de l'alcool.
    - Vous avez été controlé à 2 grammes lors de la rédaction de la carte postale que vous avez envoyée le mois dernier à votre grand-père, ajoute La Rousse.

Le Petit Robert sort de l'autre poche de sa veste un livre, Premier de Cordée!
    - En notre qualité de représentants de la langue Francaise, nous vous condamnons à lire et relire cet ouvrage jusqu'à ce que mort s'en suive. Un dernier mot?  
    - Euh...Zygote?
    - Perdu: il y avait Zymase.

La situation est grave ET désespérée. Deus Ex Machina, viens à mon secours!
C'est alors qu'un troisième homme en noir entre dans la maison en courant.
    - Agent La Rousse, nous avons un Code Rouge.
    - Un code Rouge, Agent Bescherelle? Qui...?
    - « Le » Bernard Werber. Il vient de publier un nouveau « pavé ».
    - Par la Pléiade! Est ce...?.
    - Mauvais? Oh, Madame, si vous saviez! J'ai parcouru quelques pages de cette..chose...jamais je n'oublierai...le style arrogant, l'utilisation des temps, le...

L'Agent Bescherelle éclate en sanglots. La Rousse l'encourage à poursuivre son récit.
    - L'Horreur absolue. Je n'avais rien lu de tel depuis le dernier « Mazarine »...le critique « littéraire » de Libération a même déclaré que ce nouveau roman était un « Véritable Chef d'Oeuvre » (sic)...
    - Mon dieu. Pas une minute à perdre! Vous avez de la chance, Monsieur Regnault: le devoir nous appelle.
Tous à la batmobile...euh, je veux dire, au Bibliobus, s'écrie le Petit Robert, en dégainant son stylo rouge.

Au moment de refermer derrière elle la porte, La Rousse me sourit et dit « C'est délicieux chez vous. Au plaisir. Et bonne soirée ».
Finalement, ça aurait pû être pire.

Toc Toc.

Oh non! Ils ont changé d'avis (ou bien l'éditeur de Werber a finalement, dans un éclair de lucidité, décider de bruler tous les exemplaires).
Et dire que je suis toujours paralysé.
La porte vole en éclat. Une armoire à glace et un grand type sec, tous les deux habillés en noir se tiennent sur le palier.
    - Monsieur Regnault?
    - Euh...
   - Je me présente: Agent Doremi. Et voici mon collègue, Agent Fasol. Nous aimerions avoir une petite discussion avec vous à propos de vos notions toutes personnelles de Chant et de Musique.

L'agent Fasol sort une impressionnante flute/matraque puis me fixe d'un regard mauvais.
    - D'après Monsieur Doremi, y paraitrait que t'as massacré « Hey Jude » sous la douche, dans la matinée du 5...tu sais ce que, moi, je leur fais aux salopards dans ton genre?
    - Ecout...

Toc Toc.

Deux hommes en bleu de travail noir (bleu noir? Bleu nuit?) entrent en enjambant ce qui reste de la porte.
    - Messieurs, Bonsoir.
    - Bonsoir,
    -'soir,
    - Euh...bonsoir,
    - Qui êtes vous?

    - Black et Decker. Nous aimerions parler à un certain Regnault à propos d'une sombre histoire de perceuse et de meches à bois utilisées pour percer des trous dans un mur en béton.

Oh, Oh. La soirée promet d'être longue.

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Dimanche (2)

A propos de Dimanche et de Nadège, une petite histoire qui remonte à 2 semaines.

Samedi, j'amène mes parents à l'aéroport puis j'attends jusqu'à 1h du matin -l'heure prévue du décollage- au cas où il y aurait un empèchement (comme lors de leur voyage aller).

Petite explication: le jour de leur « arrivée », le président du Togo est mort. La constitution prévoyait que le président de l'Assemblée fasse l'intérim. Or les militaires, qui tiennent le pays, ne voulaient pas de ce monsieur, -qui était en Europe aux moments des faits-. Donc lorsque, dans la soirée, la mort du général président a été annoncée officiellement, les militaires par « mesure conservatoire » ont fermé toutes les frontières...empéchant ainsi le président de l'assemblée de regagner le pays (le pouvoir a été dans la foulée confié à un des fils du feu président).

Le problème: le président de l'Assemblée était sur le même vol Paris Lomé que mes parents.

En vue de l'aéroport, le Commandant de bord a annoncé qu'un « problème technique » l'obligeait à dérouter l'avion sur Cotonou (Bénin). Le coup du « problème technique » est LE truc claissique pour calmer les passagers:

Le passager Lambda: - Qu'est ce qui se passe?

L'hotesse: - Un problème technique.

Le passager Lambda: - C'est à dire?

L'hotesse:-Un-problème-tellement-techniquement-compliqué-que-les-non-pilotes-ne-peuvent-pas-comprendre-de-quoi-il-s'agit-et-encore-moins-faire-quelque-chose-pour-y -emédier-alors-ils arretent-de-poser-des-questions-et-regardent-le-film.

Le passager Lambda: - Ah, ce genre de problème.

Bref, débarquement à Cotonou. 6H d'attente dans l'aéroport. 6H de vol Cotonou Paris.

Est ce que cela a découragé mes parents? Non! Ils sont pris le premier avion dès que les frontières ont été réouvertes.

Donc (revenons au sujet), je veille jusqu'à 1h du matin (en vain car rien de grave/étrange/ennuyeux n'est arrivé cette nuit là).

Le lendemain, je me réveille de bonne heure (rare) et bonne humeur (très rare). Après mettre douché et avoir enfilé un short, je décide d'aller dans le jardin constater les dégats du massacre au Coupe coupe perpétré sur des arbustres sans défense par Marcel le gardien (de L'enfer). Nadège est dans le salon en train de faire la poussière. Après mette occuper des plantes, je range mes papiers et continue péniblement ma lecture de « Par delà le bien et le mal ». Nadège apparaît dans le salon pour me demander ce que je veux manger. « ce qu'il y a dans le frigo » est la seule réponse qui me vient à l'esprit.

Je continue à lire puis remonte deux téléphones (sans prendre le temps de régler ni l'heure ni la langue par défaut) et relu quelques essais - manuscrits - de news.

Le repas est prêt. Je mange. En servant le café, Nadège me demande la permission de partir une fois la table débarrassée.
Aspirant à passer l'après-midi tranquille, je lui dis "pas de problème".
Après son départ, je lis deux trois articles du magazine Management avant de me mettre à la relecture d'une traduction laissée sur mon disque dur.
J'allume mon pc. L'horloge en bas à droite indique "11h05".

Première réaction: "le pc a un problème".
Le dimanche, je ne mets pas de montre. Aussi, je me saisis des téléphones sur la table du salon pour vérifier l'heure: peine perdue car je n'ai pas réglé l'heure.
Je retourne dans ma chambre prendre ma montre: "11h10" indiquait cette dernière.
Pour confirmer mes doutes, j'allume la radio. Le présentateur de RFI annonce qu' "il est 11h15 en temps universel, 12h15 à Paris".

WTF! la petite garce m'a fait avalé des tomates, un poulet, des frites et un café...à 10h30!
Et elle a travaillé 2h de moins que prévu.

PS: le problème, c'est que je n'ai presque jamais faim: elle m'aurait pû tout aussi bien me faire déjeuner à 15h sans que je m'en rende compte.

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07 mars 2005

Avis de recherche (2)

Perdu de vue/ouie, ingénieur bougon de 25 ans (environ) répondant au nom de « Jeremy ».

Il aime l'Espace, l'informatique, critiquer et faire la gueule (surtout faire la gueule). Malgré tout, c'est un compagnon agréable à vivre. Si vous avez la moindre idée quant au lieu/espace-temps où se trouve l'individu en question...

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